Rennes-le-Château : Eglise Sainte-Marie-Madeleine
AudeRéférence
PA00132609
Latitude
42.92812066
Longitude
2.26269178
Adresse
7 Rennes-Le-Chateau 11190 Rennes-le-Château
Époque de construction
12e siècle
Date de protection
1994/07/26 : inscrit MH
Motif de protection
Eglise (cad. A 8) : inscription par arrêté du 26 juillet 1994
Description
Rennes-le-Château était le centre du comté du Razès, dont les comtes ont fondé les monastères d'Alet et de Saint-Polycarpe, ainsi que des monastères en Catalogne. L'église est le seul vestige de ce site historique. Elle est mentionnée en 1185 dans les archives de l'ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem. D'importants travaux ont été réalisés à partir de 1897, grâce à l'initiative de l'abbé Saunières, avec l'aide de l'architecte Caminade. L'église possède une nef unique et un chevet à forme semi-circulaire orientée. La nef est couverte d'une voûte en berceau plein cintre. Le choeur, séparé de la nef par un arc diaphragme, présente une voûte en cul de four. Les cloisons en briques, ajoutées au 19e siècle pour cacher les irrégularités de la structure d'origine, sont surmontées de crénelages reposant sur des modillons. L'intérieur de l'édifice a conservé son décor peint en 1897 par la société Castex, qui comprend un faux appareil sur les murs, des médaillons et des frises sur les piliers et les doubleaux, ainsi qu'un plafond bleu étoilé dans le choeur. À l'extérieur, à l'exception des ouvertures réalisées au 19e siècle et de l'aménagement de la porte d'entrée actuelle, peu de travaux d'envergure ont été effectués. Au sud, dans la dernière travée, se trouve la porte d'entrée en grès, en plein cintre avec une clef armoriée en saillie, dont le style décoratif s'inspire de la Renaissance. Au-dessus de la porte, un tympan en terre cuite présente une statue de Marie-Madeleine au centre. Les rebords de la toiture encadrant le tympan sont ornés d'antéfixes en céramique vernissée jaune. Sur le mur nord se dresse le clocher, dont les fenêtres géminées en plein cintre témoignent d'une construction médiévale. La partie supérieure, correspondant à la chambre des cloches actuelle, date d'une période de construction plus récente.